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samedi 8 septembre 2007

"APPRENDRE, C'EST CREUSER SON PROPRE LABYRINTHE"

Comme en témoigne cette citation de Cornelius Castoriadis empruntée à Philippe Braye (merci pour les commentaires édifiants), le labyrinthe, vit en nous tous tant dans l'inconscient collectif que dans la littérature et l'art car il nous entraîne sur de multiples sentiers semés de symboles. Thésée et Ariane pourraient être les héros du film de Kubrick, Eyes Wide Shut : ils font l'expérience d'un "Hieros Gamos." Durant cette union sacrée, le labyrinthe est le lieu d'une ode à l'amour en tant que seul moyen d'accéder au divin. Ariane délie le fil, se délie pour mieux s'allier dans un mouvement double d'attachement et de détachement comme si cette union permettait d'affronter la nuit du labyrinthe pour ensuite retrouver le jour. Le noir symbolise l'homme qui tente de se libérer des murs de pierre, de la matérialité pour rejoindre le blanc, symbole de la femme dans ce bref moment de Nirvana quand la nuit rencontre le jour et se parlent, le moment du "Hieros Gamos".