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mercredi 5 septembre 2007

"HORLOGE, DIEU SINISTRE, EFFRAYANT, IMPASSIBLE, DONT LE DOIGT NOUS MENACE ET NOUS DIT : SOUVIENS-TOI ! "

Vivre pour ne pas mourir. Une lapalissade ? C'était une tragique vérité pour Baudelaire. Le temps, l'"Ennemi", le "Guignon" bouffent la vie. Et, à mon tour, je bouffe la vie pour ne pas être bouffée par les vers ou pour ne pas être fânée comme ces "Fleurs du Mal" qui ne vivent qu'un jour. Les Fleurs poussent sur le fumier, la vermine et retournent à la vermine. Pour échapper à la contamination pestilentielle, il ne me reste qu'à me nourrir l'esprit de ce qui m'élève, touche à l'absolu : l'Idéal. Ma vie est sacrée et seule la mort pourra la profaner. Baudelaire brandit son totem face à ce tabou.

2 commentaires:

Editions Filaplomb / Philippe Braye a dit…

Ah ca commence bien !

L'age n'est lui-même qu'une pensée. Nous sommes la minute qui suit la precedente, les reste appartient à notre mémoire donc notre esprit !
Ce qui fait que la mort aussi ! :-)))

Lilas ZEN a dit…

L'âge est un bouquet de pensées. Avec l'expérience, on apprend à penser sous divers angles, à changer son point de vue pour échapper aux clichés et aux a priori. Dans ces conditions la minute est vécue comme plurielle car vécue différemment par chacun à chaque instant dans le monde. D'ailleurs, comment accorderions-nous nos montres avec cet inéluctable décalage horaire ? Quant à la mort, elle appartient à un esprit mort et à la mémoire des vivants. Mais que vaut l'expérience de la mort vécue de l'extérieur ?