Blaise PASCAL me met en garde contre cette bête tapie au fond de moi et qui me guette. De la bête à l'homme ou de l'homme à l'ange les distances sont comparables. Mais, dès qu'on tente d'atteindre Dieu ou un quelconque Idéal, le chemin à parcourir devient infini. Comme me l'a fait très justement remarquer Dorham dans un de ses commentaires, qui veut faire l'ange, ignore son corps, n'en tenant pas compte, ne le maîtrise plus, fait la bête et entre dans la consommation, dans l'orgie, dans le momentané. Tout poète par l'entrelacs des fils qu'il tisse m'aide à lutter contre cette bête. Chaque lecture est une victoire contre la bête, contre cet ennui de "l'hypocrite lecteur" baudelairien et m'élève vers Dieu ou du moins vers un sentiment d'élévation spirituelle, vers un Idéal.
mercredi 12 septembre 2007
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2 commentaires:
Il n'y a finalement que dans la transcendance de la beauté des arts ou des sentiments que la vie vaut véritablement d'être vécue.
Et tu en témoignes très bien.
A oui, mais c'est le corps qui lit ! La retine, le cerveau, les cellules nerveuses qui s'activent…
Ange et bête sont une seule et même essence : l'humain ! :-)
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