Terre de promesses, beaucoup de bruit pour rien. Un décor de carton-pâte, un décor de cinéma posé-là, attrappe-touristes, piège à rats, une prison parmi tant d'autres. Quel que soit le décor somptueux, grandiose ou minable, nous sommes prisonniers de ce corps que Michel-Angelo lui-même ne parvenait pas toujours à rendre dans la pierre ou plutôt si, il le vomissait ce corps qui emprisonnait nos âmes au point de ne pas achever ses sculptures. Au musées des Offices à Florence, j'ai vu un tableau de Boticelli où Athena tente de ramener à la raison et vers le bien un Centaure. On admire, dit-on, les êtres dont on a les qualités. Est-ce à dire que je suis un pur intellect détaché de son corps ?
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5 commentaires:
Venise ? Complexe, à vrai dire.
Comme toutes les villes musées, non ?
Paris, Lisbonne, Florence même. Difficile d'en faire le tri. Difficile également de voyage dans cette ville sans se laisser guider par des préjugés...
Quant au corps...
J'ai longtemps pensé pour ma part, sans soute parce que je lisais bien trop Platon, qu'il s'agissait d'un obstacle à ma liberté.
Et c'est encore vrai, mais comment se résoudre dans le même temps à vivre en ascète, tant le monde regorge de sensations, tant il est offert, justement, de pouvoir éprouver dégoût, émerveillement, enthousiasme et répulsion envers une ville comme Venise. Il reste tant à voir, à lire, à découvrir, à sentir, toucher, à aimer...
Venise ? Complexe, à vrai dire.
Comme toutes les villes musées, non ?
Paris, Lisbonne, Florence même. Difficile d'en faire le tri. Difficile également de voyage dans cette ville sans se laisser guider par des préjugés...
Quant au corps...
J'ai longtemps pensé pour ma part, sans soute parce que je lisais bien trop Platon, qu'il s'agissait d'un obstacle à ma liberté.
Et c'est encore vrai, mais comment se résoudre dans le même temps à vivre en ascète, tant le monde regorge de sensations, tant il est offert, justement, de pouvoir éprouver dégoût, émerveillement, enthousiasme et répulsion envers une ville comme Venise. Il reste tant à voir, à lire, à découvrir, à sentir, toucher, à aimer...
PS - désolé, je ne voulais pas faire l'anonyme (quelle horreur), alors tant pis, je me risque au doublon...
J'aime Les grandes villes où l'on respire, où la foule vous emporte pour plagier une chanteuse du panthéon. Ma préférence va pour Londres, même si son métro est un labyrinthe ou peut-être aussi pour ça.
Le corps est-il notre prison ? Nous limite-t-il dans notre quête du bonheur ? Je dirai peut-être ben que oui peut-être ben que non !
Déjà, un corps, il faut en être maître et non esclave. j'entends par là, le dominer, savoir exploiter ses muscles au mieux. Ce qui n'est pas le cas de tout le monde ! les medias nous font culpabiliser au sujet de notre poids, de notre forme...etc Bref, de la maîtirse de ce corps. Mais, se soumettre à des régimes drastiques, accepter de souffrir en pratiquant des sports à l'extrême, n'est-ce pas être l'esclave de son corps plutôt que son maître ?
Etre le maitre de son corps me semble difficile, et c'est précisément après cette chimère que me semble courir ceux qui font régimes et marathons dans l'espoir d'entrer dans un certain cadre défini par les conventions sociales.
On vieillit. Le corps passe plus de temps à nous lacher qu'à nous porter.
Il ne peut être dompté, apprivoiser peut-être...
Je pense personnellement que l'entretien du corps est aussi important que celui de sa matière grise. Tout cela s'entretient et peut permettre de vivre mieux, plus ouvert sur le monde et moins centré sur son nombril...
Chez Saint-Exupéry, le Renard explique au Petit Prince qu'apprivoiser ça veut dire : "créer des liens". Finalement, tu as raison, ce sont les liens que l'on entretient entre l'esprit et le corps tout au long de sa vie qui en font la qualité.
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