Rechercher dans ce blog

Chargement...

mercredi 12 septembre 2007

"L'HOMME N'EST NI UN ANGE NI UNE BETE ET LE MALHEUR VEUT QUE QUI VEUT FAIRE L'ANGE FAIT LA BÊTE."

Blaise PASCAL me met en garde contre cette bête tapie au fond de moi et qui me guette. De la bête à l'homme ou de l'homme à l'ange les distances sont comparables. Mais, dès qu'on tente d'atteindre Dieu ou un quelconque Idéal, le chemin à parcourir devient infini. Comme me l'a fait très justement remarquer Dorham dans un de ses commentaires, qui veut faire l'ange, ignore son corps, n'en tenant pas compte, ne le maîtrise plus, fait la bête et entre dans la consommation, dans l'orgie, dans le momentané. Tout poète par l'entrelacs des fils qu'il tisse m'aide à lutter contre cette bête. Chaque lecture est une victoire contre la bête, contre cet ennui de "l'hypocrite lecteur" baudelairien et m'élève vers Dieu ou du moins vers un sentiment d'élévation spirituelle, vers un Idéal.

LES ENFANTS DE KAFKA

Je viens de lire une note sur le blog de Dorham qui vit une situation kafkaïenne avec le préfet et la mairie de Paris. Je crois que ces gens qui attribuent les logements sociaux n'ont jamais partagé le pain du déjeuner avec les blattes au point d'en avoir le cafard -sans rire- ou bien les ébats amoureux du voisinage à travers des murs fins comme du papier à cigarette au point de se sentir mal à l'aise lors du passage à l'acte. Et puis, parlons-en des cigarettes ! Pas besoin de fumer, il suffit d'enclencher n'importe quel interrupteur au hasard et que la lumière soit devient que le feu soit et que l'immeuble fut. Alors, oui, il y a urgence ! Avant d'y finir aux urgences ! Brûlé par un feu causé par l'installation électrique défectueuse, une intoxication à l'insecticide ou une tentative de suicide... Mais que savent ces gens-là de tout cela ?

dimanche 9 septembre 2007

20 CONTRE 15, A QUI LA VICTOIRE ?

Ce matin le café a un goût plus amer. Tout le monde parle de ce fameux flop de l'équipe de France comme de l'événement majeur de l'actualité. Et je songe à la vingtaine de victimes de l'attentat en Algérie auxquelles je faisais référence dans ma dernière note... Oui, je sais les morts, c'est pas glamour. On peut pas les prendre en photo shootant dans un ballon ovale avec Zizou ! Et puis, les Algériens, ils nous ont foutus dehors alors c'est plus nos affaires. Bref, on s'en fout. C'est tellement plus passionnant de ressasser nos petites histoires hexagonales que de s'intéresser à des injustices internationales. Oui, je sais j'ai la verve dure ce matin (petit jeu de mot coquin pour détendre l'atmosphère) mais, tout cela me consterne. S.V.P. Dîtes-moi que je fais erreur, je vais finir par devenir misanthrope à ce rythme !

samedi 8 septembre 2007

"LA GUERRE ! LA GUERRE ! LA GUERRE ! JE NE VEUX PLUS ENTENDRE PARLER DE LA GUERRE ! "

Je n'aime pas ce que je vois à la télé : la barbarie, les actes terroristes. Personne n'aime ça et pourtant il y a toujours des hommes responsables de ces immondices car même un porc a plus de respect pour ses congénères. Pourquoi les frontières séparent les hommes et enfantent de leurs lignes sinueuses et stupides des guerres encore plus stupides ? Telle mère telle fille me direz-vous ? Je ne veux pas entendre leur sifflement dans les herbes. Tous ces imbéciles en tenue de caméléon se battent pour l'argent et pour prolonger leurs jeux d'enfants. Plus de petits soldats de plomb mais des quantité de jeux vidéo où tuer est un divertissement. Tuer pour vivre et puisque la vie est un jeu, vivre pour tuer. Nous sommes entrés dans une ère nouvelle que les hominidés étaient incapables d'imaginer. Tuer pour manger ? Tuer pour son territoire ? Certes. mais vivre pour détruire la vie? "La guerre ! La guerre ! La guerre ! "O Scarlet comme je te comprends. "Je ne veux plus entendre parler de la guerre." Peut-être que si l'on n'en parlait pas, elle n'existerait pas.

"APPRENDRE, C'EST CREUSER SON PROPRE LABYRINTHE"

Comme en témoigne cette citation de Cornelius Castoriadis empruntée à Philippe Braye (merci pour les commentaires édifiants), le labyrinthe, vit en nous tous tant dans l'inconscient collectif que dans la littérature et l'art car il nous entraîne sur de multiples sentiers semés de symboles. Thésée et Ariane pourraient être les héros du film de Kubrick, Eyes Wide Shut : ils font l'expérience d'un "Hieros Gamos." Durant cette union sacrée, le labyrinthe est le lieu d'une ode à l'amour en tant que seul moyen d'accéder au divin. Ariane délie le fil, se délie pour mieux s'allier dans un mouvement double d'attachement et de détachement comme si cette union permettait d'affronter la nuit du labyrinthe pour ensuite retrouver le jour. Le noir symbolise l'homme qui tente de se libérer des murs de pierre, de la matérialité pour rejoindre le blanc, symbole de la femme dans ce bref moment de Nirvana quand la nuit rencontre le jour et se parlent, le moment du "Hieros Gamos".

jeudi 6 septembre 2007

Le choeur des fleurs

P'tite Ophélie, sors de ton lit, viens voir la vie qui danse. Un serpent gris sous ton lit, doit voir la mort qui danse. Une anse de vie dans un paradis de brume et de pluie. Une once d'espoir dans un dépotoir de livres et de miroirs. P'tite Ophélie, rêve la nuit de son prince aux yeux qui rient. Amour dans le regard, la fin des cauchemards quand vient le soir. Ophélie, ma souris, ton père était un rat ne le nie pas. Ma souris, la cage t'empêchera d'explorer des mondes qui ne sont pas pour toi.

GANGS OF NEW YORK

J'ai revu Gangs of New York de Martin SCORCESE en Dvd. Trop long, la seconde moitié du film est superflue. Le fondu au noir sur Di Caprio agonisant pourrait clore le film. Mais non ! Pourquoi faire dans la sobriété quand on brigue un oscar ? Bien sûr, il faut que le héros, tel le phénix prenne sa revanche sur la vie. Scorcese écrit son histoire au couteau. Le couteau, l'objet de la violence, c'est le phallus dressé et c'est l'instrument de la vengeance du héros. Dès les premières minutes, le destin est tracé sur une lame de rasoir. On ne doit jamais essuyer le sang que l'on a versé, on ne doit jamais regretter ses actes. Dans cet univers une Cameron DIAZ toujours sexy même habillée en pauvresse donne une pointe de snetimentalité et permet à chacun de se retrouver. Rassembler semble être le credo de SCORCESE.

LONDRES...

Je me souviens d'un café à mi-chemin entre le Maroc et l'Angleterre. Des tons sablonneux, des tables en bois de pin, des tapis marocains suspendus aux murs qui nous accueillent dans une oasis où le café et le bacon se substituent au thé à la menthe et aux dattes. Que penser de ces tapis couvrant les murs ? Habituellement les tapis couvrent le sol. Les tables et les chaises sont-elles fixées au mur et le sol serait-il à la verticale ? Ce café est-il une porte sur une autre dimension ? La rencontre entre deux mondes qui justement ne parviennent pas à se rencontrer ? Avant toute chose, il faut apprécier leur breakfast. Deux oeufs au plat, deux yeux jaunes de chat m'hypnotisent et me rendent amnésiques. Un tranche de bacon plus grasse que le saumon et moins raffinée à l'image de l'anglais moyen, gavé de ces saucisses et de ces haricots qui remplissent mon assiette. En période estivale, le Londonien digère sur une herbacée au milieu des arboriphères. Bref, l'été les Anglais aiment s'alanguir sur la pelouse de leurs parcs. Comment peuvent-ils rester inactifs aussi longtemps ? Est-ce une forme de zénitude ou l'illustratiuon de leur fameux flegme ?

"AUTOUR D'UN MOT COMME AUTOUR D'UNE LAMPE. IMPUISSANT A S'EN DEFAIRE, CONDAMNE, INSECTE, A SE LAISSER BRULER. JAMAIS POUR UNE IDEE MAIS POUR UN MOT.

Lucie était un primate, une superbe fille. C'est à elle que nous devons nos origines simiesques et à ce savant encore considéré un peu fou par certains, Darwin. Bref, si vous êtes soumis à ce que Pagnol nommait les "servitudes animales",faites un procès à la nature. Car vous êtes autant être de nature que de culture. A l'heure où je vous parle vous avez peut-être faim ? C'est la nature et pourtant vous pouvez décider d'entamer une grève de la faim. C'est la culture. Mais quel rapport avec Edmond Jabès et cette magnifique citation ? Eh bien, parce que cette opposition, cette quasi contradiction dans ses termes de la condition humaine fait souffrir le poète. Il tente de s'échapper du labyrinthe de cette aporie. Edmond Jabès fait du poète un insecte subissant l'attraction irrésistible d'une lampe tout comme Icare a été attiré par le soleil. Pourquoi écrire ? Si ce n'est pour tendre un fil de mots qui nous conduira vers la sortie du labyrinthe, de cette prison peu importe la forme qu'elle prenne ?Ecrire de la poésie, c'est accéder à une autre vérité, c'est comme abattre les murs des citadelles, ouvrir les ponts-levis, lâcher les barrages, c'est comme avoir, enfin devant soi l'horizon de l'imaginaire quelles que soient la matérialité et la finitude de l'homme.

mercredi 5 septembre 2007

VENISE...

Terre de promesses, beaucoup de bruit pour rien. Un décor de carton-pâte, un décor de cinéma posé-là, attrappe-touristes, piège à rats, une prison parmi tant d'autres. Quel que soit le décor somptueux, grandiose ou minable, nous sommes prisonniers de ce corps que Michel-Angelo lui-même ne parvenait pas toujours à rendre dans la pierre ou plutôt si, il le vomissait ce corps qui emprisonnait nos âmes au point de ne pas achever ses sculptures. Au musées des Offices à Florence, j'ai vu un tableau de Boticelli où Athena tente de ramener à la raison et vers le bien un Centaure. On admire, dit-on, les êtres dont on a les qualités. Est-ce à dire que je suis un pur intellect détaché de son corps ?

"HORLOGE, DIEU SINISTRE, EFFRAYANT, IMPASSIBLE, DONT LE DOIGT NOUS MENACE ET NOUS DIT : SOUVIENS-TOI ! "

Vivre pour ne pas mourir. Une lapalissade ? C'était une tragique vérité pour Baudelaire. Le temps, l'"Ennemi", le "Guignon" bouffent la vie. Et, à mon tour, je bouffe la vie pour ne pas être bouffée par les vers ou pour ne pas être fânée comme ces "Fleurs du Mal" qui ne vivent qu'un jour. Les Fleurs poussent sur le fumier, la vermine et retournent à la vermine. Pour échapper à la contamination pestilentielle, il ne me reste qu'à me nourrir l'esprit de ce qui m'élève, touche à l'absolu : l'Idéal. Ma vie est sacrée et seule la mort pourra la profaner. Baudelaire brandit son totem face à ce tabou.