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dimanche 25 mai 2008

MOURIR POUR VIVRE DANS LE REGARD DES AUTRES

On médiatise beaucoup la Birmanie. Normal ! Me direz-vous. Plusieurs dizaines de milliers de morts, ça mérite une mention spéciale au journal télévisé. Les medias abordent les sujets qui soulèvent des passions. S'il n'y avait pas eu de cyclone, le journal serait d'un ennui...
Un bon journal est un journal criblé de morts ! Les morts spectaculaires sont les plus prisées.
Pourquoi le journal ne parle-t-il pas de ce qui va bien ? Le malheur des autres permettrait-il de mieux vivre ? Pourtant, il me semble que les français n'ont pas conscience de leur chance d'être nés sous des cieux cléments. J'ai du mal à croire que nous soyons fascinés par la mort des autres quand elle nous rappelle notre propre mort.

3 commentaires:

Nadia a dit…

Hey, merci beaucoup pour ton commentaire, ça fait plaisir de temps en temps de se sentir lue..

Cet article me fait tellement penser à une chanson d'IAM: regarde. Jveux juste te mettre un bout:

"Un pauvre mec pour une place de parking
Se prend deux balles et laisse derrière lui deux orphelines.
Anodine l'histoire se répète chaque jour
Quand un tireur prend des gens pour cible du haut de sa cour.

Et tout ceci dont se délecte le masse
Est envoyé par la télé qui sans cesse ressasse
Ces histoires de crime à grand renforts de gros plans
Aux heures du repas, des peuples entiers dans des bains de sang.

J'en ai marre de voir tomber des minots.
Je voudrais savoir quand est-ce qu'on va rire pendant les infos.
Tu vois, tout a évolué sauf nous.
L'époque des jeux de Rome n'est pas si loin après tout."

Fiso a dit…

Ben parce que la misère des autres en console certains (pas moi, hein, soyons clairs) ...
sinon, tu peux aussi lire le journal des bonnes nouvelles quelque part sur le net
:)

Lilas ZEN a dit…

Effectivement, le voyeurisme est une plaie. Mais, partager avec d'autres ses épreuves, c'est s'enrichir du ressenti d'autres compagnons de galère.
Certes, il y a des gens qui ont la baraka et se complaisent dans un regard méprisant.