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mardi 29 juillet 2008

"CHAQUE MOT ECRIT EST UNE VICTOIRE CONTRE LA MORT."

Selon Michel BUTOR, l'écriture est une procréation, une façon de se perpétuer, de résister au néant. En effet, un livre tel un enfant que l'on met au monde laisse une trace de notre séjour sur terre . Iqbal MASIH est mort, il y a 16 ans. Il aurait, aujourd'hui, 24 ans et il est mort assassinné au nom de l'argent-roi. Cet enfant est un symbole de ce que la mondialisation a fait de pire. Des enfants esclaves enchaînés à des métiers à tisser est une image d'un banal ! Iqbal s'est enfui, il s'est rebellé et on l'a tué pour mettre un terme à son témoignage sur la condition des enfants en Inde. Il tissait des tapis pour Ikea et, il ne tissera plus. Je n'oublierais jamais les yeux de cet enfant reflétant douleur et espoir. Un martyre de notre monde de consumérisme effrenné. .

SA MERE "LUI INFLIGEA LA VIE"

Chateaubriand n'aimait pas savie. Né trop tard dans un siècle où écrire des textes personnels, enflammés et excessifs devient la norme. Il se sent seul tel René, son héros qui songe au suicide, emporté et balloté dans un monde qu'il ne parvient pas à maîtriser. Lâcher prise est le maître mot. Moi non plus, je ne sais pas lâcher prise. Je veux un monde parfait avec des gens parfaits, un monde qui atteindrait les sommets de la justice, de la raison et de la tolérance. Oui, je sais! Nous en sommes très loin. Je souffre de voir certains se démener dans un panier de crabes pendant que d'autres se délassent au soleil de leurs écus. Je souffre de la discrimination envers les femmes, les étrangers et les gens différents en règle générale... Je n'accepte pas l'assassinat de J.F.K., de son frère, de Martin Luther King, de Gandhi... Je refuse les crimes contre l'humanité. La shoah me fait trembler de rage. Je n'accepte pas ce monde injuste, intolérant et inégalitaire. Je sais que je ne changerai rien, mais tout ça m'agresse et me blesse. Mes pensées sont un peu chaotiques, je m'en excuse auprès de mes lecteurs éventuels... Dites-moi que je ne suis pas seule...

vendredi 25 juillet 2008

"DE CE QU'ON NE PEUT RIEN EN FAIRE, L'INUTILE TIENT SA GRANDEUR PROPRE ET SA PUISSANCE DETERMINANTE."

L'ECONOMISTE, UN ANIMAL COMME LES AUTRES
L'économie se targue d'être une discipline sérieuse et pourtant elle se fourvoie régulièrement... L'économiste est un animal comme les autres, mais il se protège des prédateurs potentiels en recourant systématiquement à du jargon et à des équations.
UN ANALYSTE POLYVALENT
Tout-un-chacun pourrait être économiste car la "raison est la chose du monde la mieux partagée" (citation plus qu'approximative de DESCARTES). Mais, qu'est-ce qu'un bon économiste ? Un animal raisonnant capable d'allier une multitude de compétences et de savoir étudier un problème dans sa globalité.
UN VOYANT EXTRALUCIDE ?
Comprendre, analyser et décortiquer un problème actuel est tout à fait légitime. Mais, prévoir les fluctuations de la bourse sur 20 ans, évaluer la durée et l'impact économique d'une guerre relèvent de la chimère. Autant lire son horoscope et se fier aux prévisions météo ! La probabilité de calculer avec justesse l'avenir est presque du domaine de la voyance.
"UN COUP DE DES JAMAIS N'ABOLIRA LE HASARD"
Mais à quoi servent ces animaux ? Ils sont sur terre pour définir les lois de partage des richesses. Plus ou moins, l'économiste nous parque dans trois stales : proprio, banque, ouvrier. Mais comment calculer le partage des richesses sans passer par la case "INCERTITUDE". Les hommes ne sont pas des robots programmés ou des chiens de Pavlov ! La qualité du produit peut varier, le savoir-faire qui l'accompagne est difficilement quantifiable et l'inventivité ne peut aisément s'évaluer.
DEEEEEEEEEEEEEEEECALE
Leur mission serait de mettre en équation l'avenir. Est-ce bien pragmatique tout ça ? Les économistes pensent qu'un raisonnement logique est forcément vérifiable dans le réel. Donc, inutile de vérifier ! Restons avec nos statistiques ! Savez-vous que les banques font circuler trois fois le montant de leur encaisse. Autant dire qu'en cas de crach boursier, notre monnaie ne vaudrait plus rien. Mais, il n'y a pas de quoi s'inquiéter puisque les économistes nous prédisent que cela ne peut pas arriver à l'euro, cette monnaie forte...
EN THEORIE & EN PRATIQUE
Cela nous rassure d'autant plus que la crise de 29 aux U.S.A. n'avait pas été prévue par les économistes ! Au contraire, ils annonçaient une embellie durable de la bourse. Pure question rhétorique : L'économie, une science fiable ?
Heureusement, Martin HEIDEGGER, me rappelle que mesurer l'inutile à l'aune de l'utile s'avère être une erreur. L'intangible et le durable sont d'inutiles utilités.

MORENO, poète des rues chilien renversé par une voiture

Tu es la plus belle création que porte la terre, La seule à pouvoir donner le jour. Aimante et tendre, Dieu t'as choisi pour être ma mère. Tu es à l'origine de l'humanité Tu es une femme tout simplement.

jeudi 24 juillet 2008

LE MEILLEUR DES MONDES ?

La mondialisation nous promet un monde de bisounours où les riches enrichiraient les pauvres et réciproquement. Les promesses de ce meilleur des mondes sont bien loin de nous. Théoriquement, la délocalisation, l'ouverture des frontières seraient bénéfiques aux P.V.D. qui deviendraient à leur tour clients potentiels pour la technologie de pointe et notre système éducatif. En pratique, les P.V.D. se concurrencent entre elles se battant pour proposer des conditions alléchantes pour les investisseurs étrangers.C'était sans compter avec les plus grosses entreprises qui absorbent les plus petites. Bref, c'était renier les maximes de Hobbes et de Machiavel.

"L'IDEE DE REALITE N'EST PAS SCIENTIFIQUE, ELLE NE NOUS INTERESSE PAS."

Selon Michel HOUELLEBECQ, la logique peut atteindre les confins de l'absurde. Entre théorie et pratique, le fossé est de la taille d'une vallée !
Comme Raymond BOUDON, je pense que l'économie a édifié un modèle idéal dans sa tour d'ivoire, bien loin des réalités trop sordides et chaotiques pour elle. Dans Madame Bovary, le pharmacien Homais a une réplique complètement décallée avec la réalité d'une femme agonisant inéluctablement d'un empoisonnement. Absurdement, il déclare : "Si la cause cesse, l'effet doit cesser." Logique implacable qui nous ramène dans les méandres de la pensée de Niels BOHR, initiateur de l'"interprétation Copenhague".
Ce principe réside dans l'affirmation qu'un paramètre ne doit être considéré comme tel que s'il a pu être mesuré en bon et dû forme. Argutie ! me direz-vous. En d'autres termes, quelque chose qui ne peut être mesuré ne trahit pas une faiblesse du protocole scientifique. NON !!! Le protocole est juste, c'est le paramètre qui est faux ! Autrement dit, si je n'obtiens pas de données sur un sujet, ce n'est pas ma méthode qui est à revoir. S'il n'y a pas de données, alors, il n'y a pas de problème.

"C'ETAIT A CAUSE DE CETTE FEE DES NACRES, QUE LE SOUTERRAIN ETAIT RELIGIEUSEMENT MURE, AFIN QUE RIEN, AUTOUR DE CE DIVIN FANTOME..."

Comme Victor HUGO, J'ai envie d'écrire modestement pour tous ceux que j'ai perdus dans mon labyrinthe souterrain loin du ciel et de la lumière... Il y a trois personnes d'exception qui hântent les lieux : Noël Castillo, Audrey Déjean et Freddy Polle-Selle. Ces trois personnes me manquent terriblement. Mes pensées vont quotidiennement vers elles et elles vivent dans mon coeur. Je les aime toujours autant ou même peut-être plus du fait de l'absence. Nous perdons, tous, des gens de vue ou nous les perdons tout court... Ils vivent tous dans la grotte de mon coeur et se perdent, se retrouvent et se croisent sans jamais se voir dans l'obscurité du souterrain. Perdre, est-ce gagner autre chose ?

"IL N'Y A PAS DE GENIE SANS UN GRAIN DE FOLIE"

Le fou perd tout sauf la raison selon Aristote. Des fous célèbres pour leur génie ? Je peux en citer des tonnes ! Einstein, le physicien hyperactif, Mozart, le musicien parano, Van Gogh, le peintre schizo...etc. Folie et génie semblent amies.
Est-ce à dire qu'elles sont indissociables et- callembour, callembour quand tu nous tiens - inaliénables ? Qu'ont en commun folie et génie pour s'associer ensemble ? L'appel de la démesure, de l'excès consenti, de l'hors du commun...
Pour découvrir la théorie de la relativité, il fallait remettre en question la physique de Newton. Pour composer avec une telle maestria, il fallait se couper du monde par peur de celui-ci. Pour peindre en jaune, il fallait avoir une autre perception du monde.
Certes, le fou n'est pas toujours un génie. Mais un génie est-il toujours fou ?